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Pendant que les cadors du Mondialito s'étripaient pour accéder aux quarts de finale, les "Chiliens" de CGEM se félicitaient d'avoir pu participer à une telle épreuve. Malgré les trois défaites et le regret de tomber sur de vrais joueurs de foot pas forcément impliqués dans les entreprises qu'ils représentaient, la dynamique fut au rendez-vous et l'objectif atteint.

Avec leur parrain, Jean-Luc Sassus, Raphaël Vial (2ème debout en partant de la droite) et CGEM n'ont pas réussi à se qualifier pour les 8èmes de finale. Mais l'important était ailleurs...
C'est attiré par le dynamisme de Pierre Del Tedesco et de l'ES St-Simon, dynamisme qu'il avait eu l'occasion de découvrir lors de la dernière "Journée Emploi-Formation-Solidarité", que Raphaël Vial (45 ans), a inscrit pour la première fois ses ouailles au Mondialito. Malgré un bilan sportif sévère (trois défaites dans le groupe H), ce Lyonnais adopté par Toulouse ne regrette absolument pas d'avoir joué le jeu. 

CGEM, c'est quoi ? 
CGEM pour Compagnie Générale d'Entreprise Moderne. C'est une entreprise à vocation BTP et gros oeuvre qui a été cgem-footballcréée en 1945 par Lucien Monier. Elle a été reprise ensuite par son fils, Pierre, puis par Anne Marie, ma femme, la troisième génération. Nous avons aujourd'hui trois pôles de compétence, le BTP gros oeuvre donc, la menuiserie et la serrurerie. Nous avons une centaine d'employés pour un chiffre d'affaire de 13 millions d'euros pour intervenir dans tous les domaines du bâtiment avec des donneurs d'ordre public et privés (CNES, Microturbo...) mais pas de particuliers. 

Le Mondialito, pourquoi ? 
Après avoir participé à la journée Emploi-Formation-Solidarité, j'avais pu constater que nous avions avec le club de St-Simon, des valeurs communes qu'il me tenait à coeur de retrouver pour ce Mondialito. Nous avons joué le jeu contrairement à d'autres qui ont préféré faire appel à de vrais joueurs de football pour les représenter. Donc, forcément, nous n'avons pas pu passer le premier tour. Mais nous avons la satisfaction de n'avoir utilisé que des employés de la société. On a fait tourner tout le monde et cela a créé une réelle dynamique dans l'entreprise, avec une trentaine de personnes qui ont supporté l'équipe à chaque match. Le but était de s'amuser et de faire quelque chose dans le sport ce que nous n'avions encore jamais fait. 

Le Chili, alors ? 
Finalement, ce pays nous est allé assez bien car, comme nous, il ne fait pas partie des favoris. Un petit pays de football pour une petite entreprise de bâtiment... ça collait bien. Et puis maintenant que nous n'avons plus d'équipe à soutenir, c'est aussi l'occasion de se rabattre sur des nations qui ont davantage de valeurs. 

propos recueillis par J-L. B